VISITES pour 2015

 

 

   LA SUCRERIE DE FRANCIERES

 

           et   LES ENVIRONS

FERME DE WARNAVILLERS    GRANGE AU DIABLE 

VISITE DE LA SUCRERIE de FRANCIERES 

RANDONNEE DU DIMANCHE 14 JUIN 2015 :

« Au fil du temps »

Circuit d’environ 19 km en plateau picard : plaisir de la marche et découverte du patrimoine.

Départ de la randonnée : l’ancienne sucrerie de Francières. Après 30 minutes de marche :

Visite de la ferme de Warnavillers et sa magnifique Grange au diable

Merci à Monsieur Sainte-Beuve  pour la visite commentée

Vestiges d’une grange aux dîmes de l’abbaye d’Ourscamps. Entourée d’un mur d’enceinte à meurtrières, de beaux bâtiments de ferme se répartissent autour d’une mare bordée d’arbres. Bergeries, pigeonniers, étables et surtout la « grange au diable » du XIIème siècle, exceptionnelle de par sa qualité architecturale et par la charpente en chêne qui supporte la toiture de tuiles (autrefois de chaume).  Cette ossature, soutenue par deux files de cinq colonnes hautes de 8 m et larges de 85 cm repose sur le bois issu du défrichement entrepris au XIIe siècle.

 

 La légende de la « grange au diable » dit qu’un fermier nommé Médard, voulant posséder une immense grange pour protéger ses céréales, aurait passé un pacte avec le diable. Il s’engage à donner son âme au démon si le bâtiment est construit en une nuit et complètement achevé avant que ne chante le coq. Grâce à l’intervention de sa servante qui fait en sorte de faire chanter le coq plus tôt que prévu, la grange n’est pas achevée et le diable n’a pas le dernier mot.

 

Nos pas nous conduisent ensuite jusqu’au moulin de Moyenneville puis à Gournay-sur-Aronde où nous sommes reçus de manière fort  sympathique… sur le lieu de pique-nique.

 

Finalement, nous terminons notre cheminement par des chemins de plaine jusque Hémévillers puis l’ancienne sucrerie de Francières où nous rejoignons le groupe « rando santé ». 

 

Visite de l’ancienne sucrerie de Francières, classée Monument Historique en 1999.

La sucrerie de Francières est l’une des plus anciennes de Picardie. Elle témoigne d’une épopée de 140 ans.

 

La cheminée haute de 37 m permettait l’évacuation des fumées provenant des chaudières qui alimentaient l’usine.

 

Au début de l’exploitation du site, les betteraves étaient acheminées par tombereaux dans la cour d’honneur. Mais devant la quantité de betteraves toujours plus importante que la sucrerie était capable de traiter, une autre cour avec un porche à bascule fut aménagée au milieu du XIXè siècle. Pour remplacer le maniement des betteraves à la fourche, des caniveaux de déchargement reliés à des transporteurs hydrauliques furent mis en place en 1906.

 

A la fin des années 1870, le contexte économique incite la société sucrière à diversifier sa production. En 1880, elle relance la fabrication d’alcool éthylique et construit une nouvelle distillerie. Cette activité peu rentable s’arrêta en 1889.

 

Entre 1829 et 1969, des centaines de femmes et d’hommes  ont travaillé à la sucrerie.

 

Reconvertie en centre d'interprétation, la Sucrerie est un lieu où s'imbriquent le patrimoine régional, la connaissance du sucre et l'avenir du végétal, grâce à un parcours ponctué d'expositions.